jeudi 11 avril 2013

LE BON, LA BRUTE ET LE TRUAND



Le titre d’un  film culte style Western, sorti en 1966, que les férus du genre doivent connaître.

Je vous rassure, je ne viens pas parler de cinéma encore moins de Western, mais de psychologie masculine…



Il existe plusieurs classifications relativement aux hommes. Celles que l’on connaît le plus sont le Bad Boy et le Good boy ou la classification qui nous a été brillamment dépeinte dans le film « Act like a Lady, think like a Man ». Il doit forcement en exister d’autres car autant l’esprit est illimité, autant il y a un nombre innombrable de personnalités.
Toutefois, en évoquant le titre de ce film culte, je me suis amusé à déterminer une autre classification, qui même si elle se trouve être une manière différente de voir la même chose, peut apporter quelque chose à la compréhension du genre masculin.
On y va !

Le Bon



Définition : Le Bon est d’abord le mec qui vient de rentrer dans la vie sentimentale. Il fait ses premiers pas dans la « jungle » des sentiments lol. Vous l’aurez compris il s’agit de l’hyper romantique, le sentimental, fleur bleue, le poète, l’idéaliste, en un mot celui que le monde actuel qualifierait de « niais ».
Le bon peut l’être de nature (oui c’est possible) ou d’éducation.
Relativement à l’éducation, il s’agit de celui qui a reçu une éducation religieuse souvent stricte et qui y a vu un certain bien fondé (empirique lol). Il est donc souvent incollable sur des notions comme la chasteté, l’abstinence et le respect des femmes.
Il peut arriver que l’ambiance familiale favorise le côté bon chez le mec, lorsqu’il a grandit avec des parents se témoignant un amour inconditionnel, lui donnant ainsi une image idéale du mariage et de l’amour.
A cela, il faut ajouter des activités qui le rendent imaginatif telles que la lecture (Adoras, recueil de poésie, les Walt Disney).
Celui là, a donc dans l’esprit qu’il va rencontrer la jeune fille dans un parc, qu’elle va bouger les cils, qu’il va la regarder, qu’elle va le regarder, qu’il va la regarder …(Bref il a trop d’imagination lol) ; ce qui est sur vers la fin, ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants lol.

Traits caractéristiques : Entre 14 et 22 ans, timide, Spontané (15 je t’aime par jour minimum), extrêmement gentil, très souvent encore vierge, fidèle, une forte propension aux études (cliché de high school movies lol)…

Où en trouver : Il fut un temps où on pouvait les trouver à l’église, dans les communautés religieuses, dans les parcs un livre à la main, dans les bibliothèques.
Toutefois, il faut quand même avouer que par les temps qui courrent c’est un type pratiquement éteint lol (sauf si vous en prenez un au berceau).

Comment l’aimer : Mesdames vous n’avez pas beaucoup à faire soyez juste là, il fera tout le reste loool.

Évolution : Si vous êtes juste là, le bon peut rester bon toute sa vie. Juste avec son imagination et son amour il peut à lui seul faire tenir une relation des années durant.
Il est somme toute possible pour vous de stopper la relation, mais faites le avec tact et délicatesse. Les formules comme « tu trouveras une femme qui t’aime », « Sois mon ami, peut être que les sentiments vont revenir », « tu pourras toujours m’appeler », ou autres du genre sont très prisées.
Cependant, il est très conseillé d’éviter de le blesser, en le rabaissant, en lui donnant l’impression de s’être fait avoir et d’avoir été bête de vous aimer notamment par la « double gérance » (on se comprend mes jolies), sinon vous l’aurez transformé en Brute.

La Brute





Définition : La Brute est le mec au cœur fermé, au cœur barricadé parce que meurtri par une ou plusieurs blessures sentimentales. 

Il peut être un Bon transformé à la suite d’une relation qui s’est mal terminée pour lui ou cela peut venir d’une autre situation en dehors du cadre amoureux ; par exemple il peut être marqué par la perte d’un être cher et depuis il ne veut s’attacher à personne de peur de souffrir d’une perte ou par le comportement critiquable d’une femme à l’égard d’un homme qu’il estime.
En tout état de cause, la brute est mue par la peur d’être blessée à nouveau. Il agit donc de sorte à ne pas s’attacher (ou à en donner l’impression), pour éviter de souffrir.
Je le compare à une brute parce qu’il travaille à donner une impression d’indépendance, de force, de nonchalance face aux sentiments.
En effet, la seule vision qu’il a d’une relation c’est que tôt ou tard la fille va partir. Il a une conception assez négative de la femme et est très attaché aux stéréotypes et clichés péjoratifs à son encontre tels que « elles sont toutes les même » ; « elles sont matérialistes » ; « si tu n’as pas peur de la femme c’est que tu n’as pas peur du diable » (elle aurait été la première à lui parler sous forme de serpent dans le jardin d’Eden lool).
Comme on le constate il est assez aveuglé par ses blessures encore vive.

Traits caractéristiques : Entre 22 et 70 ans (susu) très jaloux, susceptible, assez négatif, taciturne, pédant, rarement spontané (sauf quand vous vous comportez comme il veut que vous comportiez lol), peut être fidèle malgré tout, à tendance à faire des transferts sur vous de ses relations passées.

Où en trouver : Partout ! lol. C’est la caractéristique de la plupart des hommes, on se considère tous comme des écorchés sentimentaux lol. 
Il s’agit du profil psychologique que vous avez de grande chance de rencontrer Mesdames.

Comment l’aimer : Le rassurer, le rassurer et encore le rassurer. Mesdames vous devrez faire preuve d’une patience olympienne. Il s’agit d’une bête blessée qu’il va falloir prendre avec beaucoup de tact. Il risque de vous épuiser, mais ne le prenez pas personnellement car ce sont des transferts.
Il vous mettra hors de vous car une simple situation peut devenir une bombe atomique puisqu’il va y mêler tout son vécu lol.
La Brute est comme un gros bébé capricieux, qui va demander toute votre attention et votre tendresse, ce que vous arriverez à faire avec votre instinct maternel.

Évolution : la Brute est quand même assez stable en relation si la dame sait le prendre. Et il peut même arriver à s’ouvrir et aimer véritablement sans barrière, redevenir un bon (mais en moins lourd).
Elle peut arrêter la relation, mais elle doit le faire avec le plus de délicatesse possible.
Evitez les phrases conseillées pour le bon, parce que la Brute les considère comme des marques de faiblesse, à la limite de la foutaise lol.
Se débrouiller pour ne pas lui donner raison quand au comportement des femmes qu’il est convaincu négatif sinon, vous en aurez fait un Truand.

Le Truand




Définition : Si la Brute à un cœur blessé, le Truand n’en a plus lool. Il s’agit du sans sentiment, du manipulateur, celui qui ne s’émeut plus de rien, certains même ont des allures de sadiques.
Il peut s’agir d’une Brute encore plus blessée, mais là encore je n’en suis pas sur tellement ce profil psychologique se rapproche du psychopate loool. Il peut avoir aussi eu un mauvais exemple masculin dans son enfance qui l’aurait profondément influencé.
Il peut jouer tous les rôles pour obtenir ce qu’il veut, le Bon comme la Brute. Il peut user de tous les artifices, mêmes les larmes.
Sa notion du couple ? Les femmes c’est pout tout au plus satisfaire ses besoins libidinaux. S’il a un sentiment qu’il ressent c’est la compétition : quand un autre veut ce qu’il considère comme un jouet.
S’il se marie et a une relation stable, c’est pour ne plus se fatiguer en allant loin martyriser une femme (j’exagère)
Ce qu’il veut, c’est qu’elle soit toutes à ses pieds. Il a plus de plaisir à se sentir supérieur qu’en ayant des rapports sexuels.

Traits caractéristiques : Entre 25 et 70 ans, très difficilement cernable puisqu’il peut jouer le Bon et la Brute (moi-même je suis un homme j’ai peur de lui), un point néanmoins il fera tout pour rabaisser la fille car le manque de confiance en elle, la rend mieux manipulable, compétiteur, pédant, peut utiliser la violence physique ou morale, infidèle (c’est mieux pour vous qu’il le soit pour ne pas avoir à supporter son machiavélisme seule lol).

Où en trouver : hum ! Je pense qu’ils sont plus rares que les Bons. Souvent une Brute peut donner l’impression d’en être un, mais ce n’est pas le cas.

Comment l’aimer : Etre adepte du sadomasochisme et prendre un abonnement illimité à l’institut de cardiologie. Procurez vous l’adresse d’un psy puisque le gars n’est pas loin du psychopate (hihi)
Le problème est peut être qu’il ne veut pas être aimé, mais craint et vénéré.
Plus sérieusement je dirais encore plus de la patience et l’amour de Dieu.

Évolution : le Truand est volage. Il n’y a rien de plus normal, il peut ne même pas se cacher mais arriver à convaincre sa partenaire qu’il est dans son droit.
Il est difficile pour les femmes de s’en séparer car il est un peu comme une drogue. Etant fin manipulateur, il peut exercer sur elles un tel attrait qui consiste à faire croire qu’il est sur le point de changer.
En sus, il abandonne rarement la bataille, il reviendra toujours hanter la fille et voir s’il a toujours du pouvoir sur elle.
Un grand choc pourrait lui faire prendre conscience, mais c’est mieux de le laisser dans la main de Dieu lol.

En conclusion, ce qu’il faut retenir de cette classification, c’est qu’elle n’est pas complète et n’obéit à aucune étude scientifique. Il s’agit d’un rapport que je fais de manière ludique entre les différents comportements que peut avoir un homme et le titre d’un film.
Je ne donne de leçon à personne, mais partage juste une autre manière de voir les choses qui se rapproche plus ou moins de la réalité.
De plus il existe un Bon, Une Brute et un Truand en chacun des hommes et ils peuvent passer de l’un à l’autre en fonction de leur expériences.
Loin de moi non plus l’idée d’accuser les femmes, juste les informer de la relation de cause à effet (hinhin).

Pour finir, à mes homologues je dirais :

Le Bon, la Brute ou le Truand, je ne sais pas mais débrouille toi pour être l’homme qu’il faut pour la femme que ton cœur t’aura dit qu’il te faut.




lundi 8 avril 2013

Le bonheur limité à la Réussite ?

Une question assez ambigüe je l’avoue.

Surtout lorsque l’on sait que dans notre société actuelle, on se bat pour réussir parce que ce serait  la clé de notre bonheur.
En effet, la réussite et le bonheur sont deux notions qui se rapprochent, que l’on utilise de manière indifférente et qui pour nous renvoient à la même chose.
Pourtant, il existe quand même une nuance. Et il est important de la percevoir pour rectifier le tir.
Un tir que la société nous a fait envoyer dans une mauvaise direction.

Je fais partie de cette société et je puis affirmer, sans grand risque de me tromper, que c’est  celle la consommation, de l’apparence et du paraître.
Si l’on ne voit pas ce que tu as ou si tu n’apparais pas comme il faut, tu es mis au ban. Tu peux te considérer comme un raté, quelqu’un qui n’a pas réussi sa vie, qui n’a pas droit au bonheur…
Oui il faut le reconnaître la réussite renvoie à des signes extérieurs, des choses matérielles, des éléments tangibles que la plupart du temps on peut quantifier et comparer.
On a donc entre autre : un emploi bien rémunéré, de l’argent, une belle voiture, une propriété immobilière, et une vie sentimentale (même en apparence) épanouie (de préférence avec un bon parti ou une belle femme).
Et avec l’essor de la technologie et partant des réseaux sociaux, de nouveaux critères de réussite rentrent en ligne de compte : la reconnaissance, la célébrité, une plastique de rêve, des appareils à la pointe de la technologie, être à la mode en matière vestimentaire etc

 On se bat donc pour obtenir toutes ces choses, ce qui n’est pas mauvais en soi.
Le problème vient du fait que l’on conditionne le bonheur à ces choses représentatives de la réussite.

Ainsi, on a une société dans laquelle des gens sont prêts à tout pour les possessions matériels, dans laquelle certains se disent malheureux et dépriment puisqu’ils n’arrivent pas à obtenir le matériel synonyme de réussite, dans laquelle on se compare et on est dans une constante compétition où tout est permis ; enfin dans laquelle d’autres en arrivent à s’ôter la vie carrément (A quoi bon vivre si l’on n’a pas droit au bonheur).
Loin de moi l’idée de juger, juste faire une mise au point.
Je viens juste dire qu’il ne faut pas limiter le bonheur à l’apparente réussite sociale .

Pourquoi ? Parce que la réussite est l’une des composantes du bonheur, mais ne le conditionne pas.
Le dictionnaire définit le bonheur simplement (Je nous épargne les acceptions philosophiques assez compliquées) comme « ce qui rend heureux ».
Ainsi, le bonheur se perçoit dans tout ce qui est susceptible de procurer de la joie, un bien être (qu’il soit passager ou pas).
Exemple : voir, penser, bouger, sentir un lever de soleil, le goût exquis d’un mets que l’on affectionne, le sourire ou le rire d’un enfant, un fou rire, le fait de faire une chose que l’on apprécie, écouter de la musique, danser, chanter, etc.
Il s’agit de toutes ces choses petites comme grandes qui nous font nous sentir bien.
Se sentir bien c’est avoir la paix du cœur, la paix intérieur, la conscience tranquille (générosité, honnêteté, intégrité, pardon).






Le bonheur est donc une notion large qui inclue la notion de réussite en même temps que beaucoup d’autres éléments.
Limiter son bonheur à sa réussite c’est donc limiter sa vie, dans la mesure où celle-ci est une somme de tellement d’éléments.
C’est ce qui fait que les riches (l’incarnation de la réussite et du succès) ne sont pas les plus heureux (l’argent ne fait pas le bonheur n’est donc pas une affirmation complètement vide de sens)

En effet, le bonheur est dans le contentement alors que la réussite (telle que la société nous la renvoie) implique très souvent une notion de possession incessante.
On veut toujours plus, quand on ne l’a pas on est malheureux et quand on l’a on s’inquiète de ne pas le perdre.
Savoir se rendre compte de ce que l'on a est déjà un bonheur, même si l'on a pas encore réussi à avoir ce qui nous manque.



Le bonheur est dans l’essentiel : ce qui rend heureux.
Il n’y a pas beaucoup de personnes qui peuvent se targuer de danser comme Beyoncé, Ciara ou les Ivory Milenia et de faire réussir dans la danse, mais cela ne les empêche pas de danser et de s’amuser en club ou dans les parties. En effet, l’essentiel c’est le plaisir que l’on tire à danser.





Le bonheur est dans l'acceptation: l'amour de soi.
Chaque être est unique, et ce qui est unique est rare, ce qui est rare est précieux. Vous êtes un bonheur ambulant avec ou sans les artifices, avec ou sans les (prétendus) défauts que vous vous trouvez.



Enfin, le bonheur est dans la relativité.
Pas de voiture et obligé de marcher énormément pour te rendre d’une destination à une autre ? Ce n’est pas évident, mais il faut tirer plaisir du fait de marcher parce que d’autre ne le peuvent pas.
Et il en est de même pour beaucoup d’autres choses dont on pense manquer.



En conclusion, de tout ce qui précède, il n’y a qu’une seule chose à retenir « Le bonheur est à la portée de tous » il suffit de savoir se contenter, de savoir positiver, se focaliser sur l’essentiel et de savoir relativiser.
En réalité, il peut nous manquer des éléments pour considérer que l’on a réussi, mais il ne nous manque rien pour être heureux puisqu’il suffit d’un rien pour l’être.
Tu es peut être loin de la réussite, mais le bonheur est à déjà à ta portée.



La joie est en tout, il suffit de savoir l’extraire. Confucius